Qualité de vie - faits et enjeux

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La qualité de vie est un concept multidimensionnel que l'OMS a tenté de définir en 1994 comme « la perception qu’a un individu de sa place dans l’existence, dans le contexte de la culture et du système de valeurs dans lesquels il vit, en relation avec ses objectifs, ses attentes, ses normes et ses inquiétudes». Cette qualité de vie est influencée par des facteurs environnementaux tels que la qualité de l’air, la maîtrise des nuisances telles que le bruit des transports, la végétalisation des espaces urbains, un environnement riche et varié, une biodiversité préservée, etc. La qualité de vie peut aussi se percevoir au niveau de confort de l'habitat et à la qualité de l'expérience en déplacement (par exemple, se déplacer en bénéficiant d'une circulation fluide).

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Sommaire du dossier

La mobilité et l'impact sur la qualité de vie

La croissance de la demande de transport, tirée par l’étalement urbain, a conduit à une situation de dépendance vis-à-vis de l’automobile, encore plus forte dans les territoires peu ou mal desservis par des transports publics. Elle est souvent associée à un accroissement du stress et à une dégradation de la qualité de vie. Aussi, la congestion des centres-villes par les voitures individuelles ou les camions de marchandises a plusieurs conséquences : carburant gaspillé, pollution de l'air, nuisances sonores pour les riverains, stress et fatigue pour les automobilistes... autant d'impacts économiques, environnementaux et sanitaires qui incitent à repenser les déplacements en centre-ville. En outre, les infrastructures de transport entraînent une consommation des sols et donc une perte de surfaces végétalisées. L’artificialisation a progressé en moyenne de 62 000 ha par an entre 1981 et 2008, soit 1,9 Mha. Elle est due pour environ 20% au développement du réseau routier. S'ajoute à cela un autre enjeu d'urbanisme qui est celui de permettre aux différents modes de transport de se côtoyer au mieux pour éviter les comportements inciviques, les accidents de la route et les sentiments d'insécurité et de mal-être liés à ces événements.

Repenser nos déplacements en ville en attribuant une place aux modes actifs (la marche, le vélo) et en développant une offre de transports alternatifs à la voiture individuelle, mieux organiser les déplacements de marchandises et des personnes dans les territoires urbains, tout cela permet de fluidifier la circulation et de limiter les émissions de GES. Cela concourt aussi au renouvellement de territoires urbains en les rendant plus agréables pour le citadin, plus sobres en énergie et limitant la précarité énergétique des ménages dans le domaine du transport. Enfin, cela contribue également à une meilleure qualité de l'air et à réduire les nuisances sonores liées au transport. En outre, la pratique physique des modes de déplacements actifs (la marche, le vélo, etc.) contribue à une meilleure santé physique, contribuant aussi directement à une meilleure qualité de vie.

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