Qualité de l'air

Image de la ressource
15 000 litres, c'est le volume d'air quotidien dont a besoin un être humain pour vivre. Les polluants atmosphériques sont pourtant nombreux dans notre environnement et se divisent en deux catégories : les polluants primaires, directement issus des sources de pollution ; les polluants secondaires, qui se forment par transformation chimique des polluants primaires dans l'air. Ces polluants affectent la qualité de l'air extérieur (particules ou poussières en suspension, les oxydes d'azote et de souffre, les composées organiques volatils ou encore les métaux lourds) mais aussi la qualité de l'air intérieur. Que ce soit dans nos logements, nos moyens de transport, nos lieux de transport, nous sommes en effet dans des lieux clos 80% de notre temps. Les sources de pollution à l'intérieur sont nombreuses : matériaux de constructions, peintures et produits de décoration, appareils à combustion, produits d'entretien sans compter les apports de l'air extérieur. Aérer son logement fréquemment, ne pas surdoser les produits d'entretien ou faire vérifier ses installations de chauffage sont autant degestes qui permettent d'améliorer la qualité de l'air intérieur.

Catégories :

Enjeux, Santé

Sommaire du dossier

Les principaux polluants

Trois polluants sont particulièrement problématiques en raison de leur dépassement récurrent des normes de qualité de l'air :

  • Les oxydes d'azote (NOx) sont émis lors de la combustion d'énergies fossiles (chauffage, production d'électricité, moteurs thermiques des véhicules, etc.);

  • Les particules PM_10 et PM_2,5 sont issues de toutes les combustions. L'agriculture et les transports émettent aussi des polluants qui peuvent se transformer en particules secondaires (notamment l'ammoniac, NH_3).

  • L'ozone (O_3) est produit dans l'atmosphère sous l'effet du rayonnement solaire par des réactions complexes entre certains polluants primaires tels que les NOx, le CO et les COV.

Les différents polluants pour lesquels un suivi est demandé dans le cadre du PCAET sont pour la plupart des polluants primaires (NOx, PM_2,5, PM_10) ou des précurseurs de polluants secondaires (NH_3, COV) à l'origine de ces formes de pollution. Les émissions de dioxyde de souffre (SO_2), qui ont déjà fortement baissé au cours des vingt dernières années, doivent également être estimées. Principalement émis par la combustion du charbon et du fioul et participant à la formation de polluants secondaires, le SO_2 provoque une inflammation des bronches, essoufflement et toux. Il est aussi responsable de la dégradation du bâti.

Etant donné le rôle prépondérant des conditions météorologiques dans la dispersion et le transport des polluants atmosphériques, parfois sur de longues distances, il existe deux types d'analyse pour les polluants réglementés :

  • les émissions (masse de polluants émis par unité de temps) qui caractérisent les sources ;

  • les concentrations (masse du polluant par volume d'air) qui reflètent l'exposition des écosystèmes à la pollution de l'air.

 

La France est actuellement visée par 2 procédures pré-contentieuses engagés par la Commission européenne relatives au non-respect de la directive 2008/50/CE. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter cette page.

Je souhaite m’inscrire à la newsletter

Vos ressources en PDF

Ressource supprimée. Annuler