Forêt et espaces verts - faits et enjeux

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Le territoire métropolitain est couvert à plus de 28% par les forêts (ONF) et dans les départements d'outre-mer, la France possède 8,3 millions d'hectares de forêts tropicales (mangroves, forêts de montagne, etc.). La forêt constitue à l'échelle mondiale, le principal puits de carbone avec l'Océan. La destruction ou la mauvaise gestion des écosystèmes forestiers, sensibles aux impacts des activités humaines et au changement climatique, a donc un impact direct sur l'émission de GES à l'échelle nationale. Gérées de manière durable, les forêts peuvent être de plus être intégrées dans des filières économiques locales, source de vitalité pour les territoires. A l'échelle urbaine, les espaces verts constituent également un facteur d'attractivité et contribuent à la qualité de vie des habitants.

Catégories :

Forêts, biodiversité et espaces verts

Sommaire du dossier

Des forêts et espaces verts, puits de carbone et producteurs de services écosystémiques

A l'intérieur du cycle de carbone, un puits est un réservoir qui absorbe davantage de carbone qu'il n'en émet. Les forêts constituent ainsi des puits de carbone mais, lorsque le bois est coupé, récolté ou lorsque l'état de santé de l'écosystème forestier se dégrade, elles deviennent des sources d'émissions de GES. Lors de la phase de diagnostic du PCAET, il faut estimer la séquestration forestière directe liée aux forêts non défrichées. Il est alors possible de multiplier la surface de forêt sur le territoire par la séquestration forestière nette moyenne par hectare de forêt (hors outre-mer où l'on considère que cette séquestration est nulle), soit 4,8 teqCO2/ha/an. Cette valeur correspond à l’équivalent en CO2 du carbone atmosphérique net absorbé par la forêt (correspondant au bilan entre la photosynthèse et la respiration des arbres), auquel sont retranchées les émissions associées à la mortalité des arbres et aux prélèvements de bois (le carbone correspondant aux volumes de bois morts ou prélevés étant considéré comme immédiatement réémis vers l’atmosphère sous forme de CO2).

Stock de carbone aérien et souterrain des arbres forestiers (hors peupleraies)- Source : IFN, campagne d'inventaire 2006 à 2009. 

 

Outre cette fonction de stockage du carbone, la forêt et les espaces verts fournissent de nombreux autres services. Production de bois, ressources alimentaires (champignons, plantes sauvages, fruits, etc.), régulation de la qualité de l'eau, refuge pour la biodiversité, pollinisation, activités de loisirs, tourisme, pratiques culturelles : autant de bénéfices liés à la présence et au bon fonctionnement des écosystèmes naturels et autant d'arguments pour les préserver et mettre en place une exploitation raisonnée. En ville, les espaces verts (parcs, places arborées, etc.) permettent de lutter contre le phénomène d'îlots de chaleur (élévations localisées de la température), peuvent améliorer la qualité de l'air s'ils ont en bonne santé ou participent à la régulation de phénomènes naturels (absorption et filtrage naturel des eaux de pluie grâce à la perméabilité des sols par exemple). Ces espaces sont ainsi essentiels pour l'adaptation du territoire au changement climatique. Ils contribuent également à améliorer la santé et réduire le stress des habitants.

 

Bénéfices liés à la présence des espaces verts - Source : Les espaces verts urbains, lieux de santé publique, vecteurs d'activité économique. Astérès 2016 

 

Le changement climatique a par ailleurs des impacts sur les forêts et les espaces verts et arborés. Les essences changent et les risques liées à l'arrivée d'espèces invasives, aux attaques parasitaires, aux tempêtes et aux incendies sont plus élevés.

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